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Histoire de cas VAILLANCOURT PORTES ET FENÊTRES

Histoire de cas VAILLANCOURT PORTES ET FENÊTRES

Voici l’histoire de cas d’une intervention effectuée par notre ergonome Krystelle Rousseau chez VAILLANCOURT PORTES ET FENÊTRES. Cette histoire vous permettra de vous familiariser avec le type d’intervention ainsi que les solutions qu’on offre en milieu de travail.

Résumé du mandat

L’objectif de cette intervention est de permettre la réduction des risques de développer des troubles musculo-squelettiques dans le département des moustiquaires.

Enjeux – problématique

Douleurs importantes au niveau des épaules et des doigts. Cadence élevée en raison du manque de main d’œuvre; deux travailleurs occupent les trois postes. Il n’y a pas de rotation formelle, mais les travailleurs alternent de poste au cours de la journée.

Résultats de l’analyse

À travers l’analyse de l’activité et les discussions avec les travailleurs, nous avons pu établir un diagnostic ergonomique dans le département des moustiquaires. Ainsi, les différentes causes fondamentales à l’origine des facteurs de risques ont pu être soulevées.

Voici un bref résumé de quelques situations critiques:

Les aménagements physiques

Situations critiques

Abductions et flexions des épaules prononcées
causées par la profondeur de la table de coupe

Petit travailleur= flexion très prononcée des
épaules pour accéder à la filière

La pédale de la botteuse située trop à gauche
augmente les postures contraignantes

Calibrer et actionner le bouton d’accès
simultanément=posture très contraignante

Les méthodes de travail

Situations critiques

Petites moustiquaires
4 coins/moustiquaire=4 efforts au niveau de la paume de main

Grosses moustiquaires
4 coins/moustiquaire=4 efforts importants de 15kg au niveau des pouces

Flexions des épaules prononcées
pour réaliser la finition (haut du cadrage) avec le couteau à lame rétractable

Recommandations

Suite à l’analyse des facteurs de risque, le principal objectif pour améliorer la situation actuelle était de réduire l’amplitude des mouvements et les efforts au niveau des épaules, du tronc et des mains/doigts, puisqu’actuellement l’aménagement oblige les travailleurs à adopter des postures contraignantes pour réaliser les différentes opérations.

À travers l’analyse de l’activité et les verbalisations avec les travailleurs, nous avons élaboré quelques pistes de solutions, afin de diminuer les risques de développer un trouble musculo-squelettique et par conséquent réduire les facteurs de risques dans ce département.

Voici des exemples de solutions concrètes pour réduire les facteurs de risques associés à quelques situations critiques présentées dans la section résultat.

1-Puisque les travailleurs utilisent différents modes opératoires, en fonction du type de cadrage à assembler, il serait recommandé d’offrir la possibilité aux travailleurs d’utiliser un petit maillet (léger), afin de réduire les efforts au niveau du pouce pour les coins des cadrages qui sont plus difficiles à entrer. De plus, il serait intéressant d’offrir la possibilité aux travailleurs d’utiliser un gant qui protège la paume de la main et le pouce, afin de réduire le risque de blessures au niveau de la main, lors de l’assemblage des plus petites moustiquaires.

Voici un exemple d’un type de petit maillet et de gant:

2-Il est suggéré de relocaliser et/ou de descendre la hauteur des filières à une hauteur davantage accessible pour tous les travailleurs, dans l’objectif de réduire les flexions prononcées des épaules, lorsque ces derniers déposent ou récupèrent les feuilles.

3 – Il est recommandé de permettre aux travailleurs de faire pivoter les moustiquaires sur la table et ainsi réduire les amplitudes de mouvements en réalisant les différentes manipulations près du corps.

Retombées – observation

(à suivre – Commentaires de Vaillancourt Portes et Fenêtres expérience intégration)