
Un arrêt de travail n’est jamais une chose facile. Même si le but de cet arrêt est de permettre un rétablissement, certaines personnes acceptent mal le fait de devoir s’arrêter. En effet, la plupart des personnes sont très exigeantes envers elle-même, surtout lorsqu’elles font face à des difficultés. C’est pourtant lors de tels moments qu’il est important de se rappeler d’être doux envers soi-même. Lorsqu’on essaie de se pousser pour être toujours plus productif, d’aller toujours plus loin, lorsqu’on brûle le bâton des deux côtés, c’est là que notre santé mentale est en jeu et qu’un arrêt de travail peut survenir.
Heureusement, il existe une alternative à la critique de soi : l’autocompassion.
Avoir de la compassion envers soi-même, c’est faire preuve de bienveillance, de compassion, de gentillesse et de compréhension. Avoir de la compassion pour soi, c’est arrêter d’être trop dur envers soi-même et de plutôt se traiter comme vous traiteriez votre meilleur ami.
Le premier élément de l’autocompassion est la bonté envers soi. Cela implique d’être chaleureux, gentil et compréhensif envers soi-même lors de périodes difficiles. Il faut apprendre à reconnaître que vous méritez d’être traité de façon compatissante.
Le deuxième élément est l’humanité commune. Cela veut dire de reconnaître que nous ne sommes pas seuls, qu’il est normal de rencontrer des défis, de faire des erreurs et que tout cela fait partie de l’expérience humaine. Ce que vous traversez est unique, mais plusieurs éléments peuvent se retrouver en commun avec l’expérience d’une autre personne. Il est alors aidant de normaliser ses émotions et son vécu et de surtout de ne pas se blâmer ou se sentir coupable de traverser cette situation difficile, comme un arrêt de travail.
Le troisième et dernier élément est la pleine conscience. Au lieu de se châtier et de tenter d’éviter ou de supprimer ses émotions et pensées moins agréables, il faut les accepter comme elles le sont. Il ne faut pas les minimiser ou les exagérer non plus. Il faut plutôt valider ses émotions et les vivre comme elles le sont.
Dans la pratique, l’autocompassion peut être difficile à appliquer dans son quotidien. Certains outils peuvent vous aider, comme entretenir un journal de compassion pour soi ou introduire des moments dans sa routine pour pratiquer la compassion pour soi. On peut aussi porter des réflexions sur la manière dont on se traite en se posant la question : est-ce que j’agirais de la même manière avec un proche ?
N’hésitez pas à nous contacter ou à en parler avec votre professionnel de la santé pour en savoir plus.
Sabrina Morin, ergothérapeute


